camilia ahbab
avril 9, 2025
L’Algérie poursuit son virage vers la numérisation des transactions financières. Après une année 2024 marquée par une forte progression du paiement électronique, le bilan de 2025 permet d’évaluer l’impact des réformes engagées. Malgré une hausse significative des transactions via terminaux de paiement électronique (TPE), des défis persistent pour atteindre une adoption massive et durable.
Un parc de TPE en expansion :
Les chiffres confirment une montée en puissance du paiement électronique. Selon le groupement d’intérêt économique monétique (GIE Monétique), le nombre total de TPE en service a atteint 73 607 en janvier 2025, contre 68 140 en décembre 2024 et seulement 37561 en 2021.
Le montant global des transactions “paiement TPE” est de 5 289 183 053,94 pour le mois de janvier 2025 seulement.
Cette progression est le fruit des efforts du gouvernement pour imposer l’utilisation des TPE dans les commerces à travers :
-L’obligation légale d’installation sous peine de sanctions financières.
-Des campagnes de sensibilisation ciblant commerçants et consommateurs.

Cependant, cette évolution reste encore lente par rapport aux ambitions fixées, notamment en raison d’une réticence persistante de nombreux commerçants à activer leurs TPE, freinée par des considérations fiscales et un attachement au paiement en espèces.
Les défis encore à surmonter en 2025
Malgré les avancées, plusieurs obstacles ralentissent la pleine adoption du paiement électronique :
-Une activation encore insuffisante des TPE : bien que leur nombre ait augmenté, une grande partie des terminaux distribués ne sont toujours pas utilisés.
-Un manque de confiance des commerçants : certains hésitent à abandonner le cash par crainte d’un contrôle fiscal accru.
-Une culture du paiement électronique à ancrer : les consommateurs algériens restent majoritairement attachés aux transactions en espèces.
